Félix Tshisekedi : le transfert des eaux du fleuve Congo doit respecter la souveraineté de la RDC
Par Joël Konde Devant les dirigeants réunis en Angola, Félix Tshisekedi a présenté la gestion de l’eau comme un levier de prévention et de résolution des conflits en Afrique. Le président de la République démocratique du Congo a toutefois souligné que toute initiative concernant le transfert des eaux du fleuve Congo devait respecter la Constitution […]
Joel Konde
22 octobre 2026 · 3 min de lecture

Par Joël Konde
Devant les dirigeants réunis en Angola, Félix Tshisekedi a présenté la gestion de l’eau comme un levier de prévention et de résolution des conflits en Afrique. Le président de la République démocratique du Congo a toutefois souligné que toute initiative concernant le transfert des eaux du fleuve Congo devait respecter la Constitution et les lois congolaises.
Son intervention met en avant une question centrale : comment renforcer la coopération entre les États africains tout en préservant la souveraineté de chacun ? Pour le chef de l’État congolais, la recherche de solutions communes ne peut se faire au détriment des droits et des intérêts des populations concernées.
Concernant un éventuel transfert des eaux du fleuve Congo vers d’autres régions, Félix Tshisekedi a insisté sur la consultation du peuple congolais par référendum. Autrement dit, les citoyens seraient appelés à se prononcer directement sur un projet engageant une ressource majeure de leur pays. Il a également rappelé la nécessité de respecter le cadre constitutionnel et légal de la RDC.
Cette position souligne la portée nationale d’une décision qui pourrait avoir des conséquences au-delà des frontières congolaises. Le fleuve Congo représente une ressource essentielle pour le pays. Toute discussion sur son utilisation doit donc tenir compte des intérêts de la population et des règles qui encadrent les décisions publiques.
Le président congolais a également défendu une coopération africaine fondée sur le respect mutuel. Selon lui, les États doivent travailler ensemble sans remettre en cause leur indépendance ni négliger leurs priorités nationales. La solidarité entre partenaires suppose ainsi une reconnaissance des droits et des intérêts de chacun.
Dans cette perspective, la confiance constitue un élément indispensable à la réussite des initiatives communes. Elle se construit lorsque les engagements sont respectés et lorsque chaque pays peut participer aux discussions en faisant entendre ses préoccupations. La coopération autour de l’eau exige donc un dialogue et une volonté de rechercher des solutions acceptables pour toutes les parties.
L’intervention de Félix Tshisekedi met ainsi en relation deux exigences : répondre aux besoins de coopération sur le continent et garantir le respect de la souveraineté nationale. Ces objectifs peuvent se rejoindre à condition que les projets soient discutés dans un cadre clair, avec les États et les populations concernés.
La gestion de l’eau apparaît, dans son propos, comme un domaine où les pays africains peuvent renforcer leurs relations. Mais elle constitue aussi un sujet sensible, qui appelle de la prudence. Lorsqu’une ressource traverse les frontières ou suscite des projets de transfert, les décisions doivent reposer sur des engagements compris et acceptés.
À travers cette prise de position, le chef de l’État congolais affirme que la coopération doit s’appuyer sur le consentement et le respect du droit. Le message adressé aux partenaires africains est celui d’une collaboration attentive aux intérêts nationaux. Pour la RDC, toute discussion sur les eaux du fleuve Congo doit donc intégrer la voix des Congolais et le respect des institutions du pays. C’est sur cette base que pourrait se construire une coopération durable, capable de contribuer à la prévention des tensions.
Article importé depuis Afrique Direct News