Perquisitions en Belgique visant des proches du président Tshisekedi :
Perquisitions en Belgique visant des proches du président Tshisekedi : pourquoi Kinshasa ne peut invoquer l’ingérence et pourquoi la diplomatie du silence devrait s’imposer ? S’agissant des perquisitions menées en Belgique aux domiciles de proches du président Tshisekedi, la RDC ne saurait sérieusement invoquer une quelconque ingérence. Il s’agit avant tout d’une affaire relevant de […]
JJWO
17 octobre 2026 · 2 min de lecture

Perquisitions en Belgique visant des proches du président Tshisekedi : pourquoi Kinshasa ne peut invoquer l’ingérence et pourquoi la diplomatie du silence devrait s’imposer ?
S’agissant des perquisitions menées en Belgique aux domiciles de proches du président Tshisekedi, la RDC ne saurait sérieusement invoquer une quelconque ingérence. Il s’agit avant tout d’une affaire relevant de la justice belge, qui concerne des personnes possédant toutes la nationalité belge et soupçonnées d’avoir commis des infractions sur le territoire du Royaume de Belgique, un État souverain.
Il convient toutefois de rappeler que les ressortissants belges visés par ces mesures bénéficient, à ce stade de la procédure, de la présomption d’innocence.
Le silence officiel des autorités congolaises trouverait donc toute sa pertinence dans cette réalité juridique, diplomatique et politique. Un communiqué maladroit, qui s’en prendrait à la Belgique ou dénoncerait un prétendu « impérialisme judiciaire belge », risquerait paradoxalement d’être perçu comme une tentative d’ingérence congolaise dans les affaires intérieures belges, et plus particulièrement dans le fonctionnement de son appareil judiciaire.
Il convient de rappeler que la Belgique est un État de droit, fondé notamment sur la séparation des pouvoirs et l’indépendance de la justice. Pour ceux qui méconnaissent les réalités institutionnelles belges, nous qui suivons l’évolution de ce pays depuis plus de trente ans savons que le juge d’instruction y dispose de pouvoirs considérables. Dès lors qu’il existe des soupçons sérieux d’infraction, aucun dignitaire, aussi puissant soit-il, ne peut se considérer à l’abri d’une enquête judiciaire.
Pour rappel, l’ingérence désigne le fait, pour un État, une personne ou une organisation, d’intervenir indûment dans les affaires intérieures d’un autre État ou dans un domaine qui ne relève pas de sa compétence. En droit international, elle peut notamment prendre la forme de pressions politiques, diplomatiques, économiques ou militaires exercées sur un État dans le but d’influencer ses décisions souveraines.
Enfin, concernant la note circulaire du chef de cabinet du président de la République, j’avoue ne pas en comprendre la pertinence.
En effet, nul n’ignore qu’un grand nombre de membres de la présidence de la République congolaise possèdent également la nationalité belge. Dès lors, comment peut-on interdire à des ressortissants belges d’entrer en contact avec l’ambassade de leur propre pays ?
Une telle mesure soulève de sérieuses interrogations, tant sur le plan juridique que diplomatique. À mes yeux, elle est tout simplement absurde.
Bon week-end et comme on dit, « le calme est bon ! »

JJWO correspondent sur Afriquedirectnews
Article importé depuis Afrique Direct News