Lubumbashi : quels enjeux derrière la mission de la présidence auprès de Mgr Fulgence Muteba ?
Par Joël Konde Une délégation de la présidence de la République, conduite par Anthony Nkinzo Kamole, directeur de cabinet du président Félix Tshisekedi, a été reçue le samedi 3 octobre 2026 à Lubumbashi par Mgr Fulgence Muteba Mugalu, président de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO). Fortunat Biselele et la gouverneure du Lualaba, Marie-Thérèse […]
Joel Konde
4 octobre 2026 · 2 min de lecture

Par Joël Konde
Une délégation de la présidence de la République, conduite par Anthony Nkinzo Kamole, directeur de cabinet du président Félix Tshisekedi, a été reçue le samedi 3 octobre 2026 à Lubumbashi par Mgr Fulgence Muteba Mugalu, président de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO).
Fortunat Biselele et la gouverneure du Lualaba, Marie-Thérèse Fifi Masuka Saini, ont également participé à cette rencontre consacrée au projet de « Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État », convoqué par le chef de l’État. (t.co)
Au cours des échanges, Anthony Nkinzo Kamole a présenté les orientations du président de la République et recueilli les observations du prélat catholique. Selon les informations rapportées par Actualité.cd, Mgr Fulgence Muteba était notamment accompagné de Mgr Donatien Nshole, secrétaire général de la CENCO, et du révérend Éric Senga, représentant de l’Église du Christ au Congo (ECC). (7sur7.cd, actualite.cd)
Cette démarche intervient alors que la CENCO et l’ECC portent, depuis janvier 2025, le « Pacte social pour la paix et le bien-vivre ensemble en RDC et dans les Grands Lacs », destiné à contribuer à la résolution des crises et à la restauration de la paix dans la région. (t.co)
La CENCO réaffirme son ouverture au dialogue, tout en insistant sur deux exigences essentielles : l’inclusivité et la crédibilité du processus. Les conditions de participation des différentes forces politiques et sociales restent donc au cœur des discussions. (actualite.cd)
Que révèle cette mission ?
Sur le plan politique, cette rencontre peut être interprétée comme une volonté de rapprocher les positions de la présidence et des responsables religieux. Elle soulève néanmoins une question : quelle place leurs propositions occuperont-elles dans l’organisation du dialogue ?
S’agit-il d’une concertation permettant de construire un cadre commun, ou principalement d’une démarche visant à obtenir leur adhésion à un processus déjà défini ? À ce stade, les informations disponibles ne permettent pas de trancher ni d’affirmer que cette mission dissimule un objectif particulier.
La réponse dépendra des décisions concrètes concernant la préparation, la participation et la conduite du dialogue. L’espoir demeure que les recommandations de la CENCO et de l’ECC soient effectivement prises en compte, afin que cette initiative puisse répondre aux attentes de paix et de cohésion nationale.
Article importé depuis Afrique Direct News