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RDC : la C64 salue l’appel de l’ONU au dialogue inclusif, mais des interrogations persistent sur sa mise en œuvre

Par Joël Konde Kinshasa, 1er octobre 2026 — La Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64) a salué l’appel lancé par James Swan, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en République démocratique du Congo et chef de la MONUSCO, en faveur d’un dialogue national inclusif. Devant le Conseil de sécurité […]

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Joel Konde

1 octobre 2026 · 3 min de lecture

RDC : la C64 salue l’appel de l’ONU au dialogue inclusif, mais des interrogations persistent sur sa mise en œuvre

Par Joël Konde

Kinshasa, 1er octobre 2026 — La Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64) a salué l’appel lancé par James Swan, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en République démocratique du Congo et chef de la MONUSCO, en faveur d’un dialogue national inclusif.

Devant le Conseil de sécurité de l’ONU, le 29 septembre, James Swan a estimé qu’un large consensus se dégageait en RDC autour de la nécessité d’un dialogue national. Il a notamment plaidé pour une large participation, des facilitateurs bénéficiant de la confiance des différentes parties prenantes et un processus permettant d’aborder les principales priorités nationales. 

La C64 pose ses conditions

Dans son communiqué du 30 septembre, la C64 affirme partager cette approche. La coalition estime toutefois qu’un véritable dialogue inclusif doit être préparé en concertation avec les différentes parties prenantes et ne peut, selon elle, se limiter à des consultations dont les règles seraient fixées unilatéralement par le pouvoir. 

La C64 réaffirme également cinq positions : son opposition à un changement de Constitution, à un troisième mandat présidentiel, à la « balkanisation » de la RDC et à un éventuel glissement des mandats au-delà de 2028, ainsi que son soutien à un dialogue national inclusif. 

Entre annonces et mise en œuvre

La question qui se pose désormais concerne moins l’annonce du dialogue que les modalités concrètes de son organisation et la confiance que le processus pourra susciter auprès des différentes parties.

Le président Félix Tshisekedi a officiellement annoncé, le 28 août, l’ouverture d’un « Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État », présenté par la Présidence comme un processus d’une durée maximale de trois mois. 

Depuis, certains actes politiques ont été posés. Le 12 septembre, le chef de l’État a notamment reçu une délégation de l’AAAP venue lui présenter ses propositions concernant le dialogue. Deux jours plus tard, une réunion interinstitutionnelle présidée par Félix Tshisekedi a également été consacrée, entre autres sujets, aux enjeux de ce processus. 

Selon les informations rapportées le 30 septembre, une ordonnance portant création du Comité préparatoire au dialogue national a également été signée, tandis que la désignation de ses animateurs constitue l’une des prochaines étapes. 

Quelle volonté politique derrière le dialogue ?

Ces éléments montrent que le projet n’est pas resté uniquement au stade de l’annonce. Ils ne permettent toutefois pas, à eux seuls, de déterminer les intentions personnelles du président Tshisekedi.

L’enjeu peut donc être formulé autrement : le processus qui sera effectivement mis en place répondra-t-il aux critères d’inclusivité et de confiance réclamés par une partie de l’opposition et évoqués par James Swan devant le Conseil de sécurité ?

La composition du comité préparatoire, le choix des facilitateurs, les règles de participation, l’ordre du jour et la place accordée aux différentes forces politiques et sociales permettront d’apporter des éléments de réponse.

Pour la C64, la réponse est déjà assortie d’une condition essentielle : le dialogue doit être véritablement inclusif et son cadre ne doit pas être déterminé par une seule partie.

Article importé depuis Afrique Direct News